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Le Lalique

C’est vacance je suis aller en Alsace voir mais grands-parents, et le 24 janvier 2012 je suis allé au musé Lalique : j’ai adoré !

Le Lalique c’est très beau, lui qui a fait sa c’est René Lalique. Le Lalique, je trouve que pour que sa soit beau, il faut que sa soit travail, parce que c’est une matière très belle.

J’ai même eu un Lalique pour mon anniversaire : c’est un poisson bleu.

C’est quelque chose qui nous laisse sans mots. Au Louvre, il y en a, vous pouvez aller voir.

René Lalique n’a pas tout fais. Une lampe avec toutes les couleurs, c’est pas lui qui l’a fait. Mais il a fait des bouteilles de parfum. Elles sont pas très normal.

Et ses vases aussi. Et des statues. C’est pas très normal. C’est beau.

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Ingrédients :

Liquide vaisselle

1 bouillon de cube

de l’eau

de la poudre de chocolat

sel, poivre

Objets :

petite casserole

petite tasse à café

1 grande tasse à café

1 fouet à pâtisserie

1. Mettre de l’eau dans la casserole

2. Rajouter le liquide vaisselle

3. Mettre le bouillon de cube dans l’eau

4. Mélanger l’eau et le liquide vaisselle jusqu’à ce qu’il y ait des bulles à la surface blanche

5. Le bouillon de cube, laissez-le dans l’eau jusqu’à ce que ça ait la couleur du cube.

6. Mettre le sel et le poivre dans la casserole.

7. Mettre le bouillon de cube dans la casserole.

8. Mettez du papier d’alu jusqu’à ce que vous allez manger. Si ça perd ses bulles, il faut re-mélanger.

9. Mettre la poudre de chocolat juste avant de manger.

 

et 10. Bon appétit !

{Les vases communicants sont des échanges entre blogs qui rythment la vie de nos blogs et construisent un réseau d’interactions, de lectures dont le dynamisme est un moment joyeux. }

{La liste en est publiée par Brigitte Célerier [ici.->http://rendezvousdesvases.blogspot.fr/%5D}

{C’est Hannah qui a protesté que je ne faisais « pas souvent » de Vase Communicant avec elle. Alors comment refuser ? En fait, en regardant dans la série des Vases Communicants des bords des mondes, j’ai bien vu qu’il n’y a pas si longtemps que nous avions échangé, toutes les trois, avec sa sœur aussi qui a un peu déserté l’écureuil du net où je suis invitée ce mois-ci. Nous échangeons autour d’un souvenir commun de promenade dans la fraîcheur des montagnes. C’est un lieu qui est à elles : elles y vont si elles veulent, et elles l’investissent comme elles veulent. Pour moi, il est toujours impressionnant d’être invitée à publier. Hannah est installée aux bords des mondes pour ces vases communicants. Vous pourrez la lire ici
}

Je savais  bien que tu voulais y rester. Que tu aurais volontiers grignoté

C’est un tout petit désaccord entre toi et moi. Et voilà qu’il se retrouve chez moi, aux bords des mondes.

C’est toujours pareil. Le monde est le fond des émotions et des possibles. Tendu comme une toile de fond. Tendu comme la toile d’un peintre.

Et sur lui, vos silhouettes se dessinent. Parfois je ne vois qu’elles. La finesse du dessin frappe mon œil. Comme un dessin de Raphaël.

Je tente d’incorporer en moi le plus de bonheur de possible. Le plus d’images de bonheur possible. Des images de vos rires, de vos sourires, des images de vos questions et de vos yeux transparents, et les lignes mélodiques de vos voix, et vos gestes d’affection, ces gestes que tissent la vie et qui lui donnent toute sa douceur.

Aux bords des mondes, ces bonheurs se rassemblent dans la série qui va vers vous, et qui me relie à vous. J’y parle d’un toi qui est vous, je m’adresse à une entité tendre et constituée de vous. Les anecdotes sont un peu à distance de ce qui s’est passé. Les phrases sont modifiées. Et il y a un peu de vous dans chacune de ces phrases.

En somme rien n’est tout à fait vrai, tout est un peu recomposé, en sorte que rien d’anecdotique n’y parle de vous.

Et que j’essaie d’y être au plus près de la vérité qui me relie à vous. Ce petit lien de vérité qui me tient à vous. Dans la vibration des sourires et des rires.

Et aux bords des mondes, « tu » est une entité recomposée de l’amour de vous.

Et voilà que tu as déboulé dans le jeu, dans mes phrases, que tu t’es mise à écrire, à me voler mon ordinateur, à exiger que je t’aide à publier des textes et que je te donne mes photos,

Et voilà que tu racontes des vérités aux bords des mondes. Cette minuscule dispute entre nous. « Non, on ne pique-nique pas là, il y a trop de bruit, et moi, j’ai froid ». Et les tâches colorées de tes chaussures qui s’éloignent en courant et vont rejoindre le groupe des enfants boudeurs.

Et ta silhouette à toi soudain se dessine encore plus sûrement dans les phrases qui sont les tiennes.

La rose, par Hannah

 

La rose 

Ce matin je suis allée dans le jardin est j’ai vue des roses de toutes les couleurs.

Il y avait des roses,des blancs,des jaunes,Des bleus…

Il est très beau ce jardin!

Tous les matin je veux y aller!

Point…

Ah oui c’est vrai j’ai deux trois choses à vous dire avant de vous quitter.

J’ai trouvé ces  roses magnifiques!

Je les adore!

Les roses c’est très beau parce que on peut dire que les roses ça s’ouvre et ça se referme!

C’est comme elle veut!

Je vous adore les roses même si vous avez des  épines !

Merci les roses.

Et les épine ça fait mal !!!!!

Et ça coupe des feuilles!

En deux!

Pour moi les épines ça te fait saigner!

Alors que c’est pas du tout ça!

Point.

Cet été je me suis pas fait piquer par des épines.Ca c’est cool!

Aujourd’hui avec maman on a déjeuné dehors et le sol était tout mouillé et aussi les chaises.

Et la table aussi.

On a dû tout essuyer pour pouvoir s’asseoir.

La rosée, ben y avait plein de petits points. Ça brillait dans la lumière.

On a pris un torchon et on a essuyé tous les sièges et la table. Mais à la fin on a réussi. Mais c’était un petit peu froid quand tu commençais à t’asseoir.

Et pour manger notre petit déjeuner, on a pris une prune et on a déjeuné avec. On en a pris trois belles sur l’arbre. Le jardinier en fait il s’est trompé, il a mis une branche d’abricots pour qu’il fasse des fruits, et il s’est trompé, parce que c’était un prunier. On a un arbre fruitier qui a des branches d’abricotier et des des branches de prunier. Je préfère les prunes.

L’herbe était toute mouillée à cause de la rosée du matin. Et comme on marchait pieds nus dans le jardin, nos pieds étaient tout froids. J’aime bien avoir les pieds tout froids. Et j’ai pris le gilet de ma maman pour pas avoir froid aux épaules.

Il y a un petit merle coquin, normalement il vient tous les matins, sauf que ce matin il n’est pas venu. Parce que peut-être il était en train de faire des petits bébés. Et il va peut-être nous ramener une tribu de petits merles coquins.

 

Les vases communicants qui ont lieu chaque premier jeudi du mois permettent, sous l’œil bienveillant de Brigitte Célerier, qui en assure la dynamique et qui en relève minutieusement la liste, d’échanger entre blogs. Vous en trouverez ici, rassemblée par ses soins, la liste qui en est le repère dans la navigation. <br>

Je suis ce mois-ci invitée à un vase communicant qui est le premier de l’écureuil du net, et vous pourrez lire les deux auteurs, inséparables mais rarement du même avis, aux bords des mondes.

 

 

Tu as dit

– Ce sera un texte sur l’écureuil, tu sais les écureils roux.

Tu as dit :

– Je ne sais pas, tu verras bien, de toutes façons tu fais toujours tout au dernier moment.

J’étais au clair, je savais où nous allions … enfin pas tout à fait, je ne savais pas tout à fait mais c’est un peu l’idée depuis des années, je ne sais pas trop où je vais, je navigue à vue avec vœux dans la journée, et les journées passent, souvent joyeuses, parfois déglinguées, quand vous tombez dans les escaliers, ou que vous avez une bronchite, mais les jours passent dans le rayon de soleil de vos présences.

Je pensais à ce petit animal, je tournais les phrases, je pensais à vos présences, les phrases tournaient comme des papillons dans l’air. J’y pense souvent, quand je suis en x et quand l’ici et le maintenant sont ailleurs.

Je pense aux moments où je me déplaçais de votre pas, très exact, sur la surface du monde. Je savais à peine écrire, les avancées dans le langage demandaient des efforts intenses, je me souviens, nous devions écrire un poème pour la fête des mères, ce qui me paraissait insurmontable, toutes les phrases commençaient par l’écriture régulière et parfaite de l’institutrice, « tu es comme …  » magnifiquement écrit, et puis il fallait suivre les lignes tracées au crayon et à la règle, parallèles, parfaitement, et suivre la syntaxe de la phrase …

… et alors mon écriture prenait le relai, maladroite et irrégulière et je savais qu’elle allait de guingois, et de travers et que ce n’était pas tout à fait cela qui, pas vraiment cela, non, vraiment …

Prendre le relai, continuer, continuer le geste, le mouvement, à l’intérieur du langage. Donner aux gestes l’extension la plus ample possible.

J’ai écrit : Tu es comme l’écureuil qui vole de branches en branches. Peut-être sous une forme un peu plus approximative. Puis j’ai collé des gommettes, et je suis rentrée à la maison avec, je me souviens du carrelage, de la table du petit déjeuner, de mon impatience de le donner. Il est toujours sur le mur, et seule une gommette en est tombée. L’amour résiste bien au temps. De cela, je suis à peu près sûre.

Et puis plus tard encore, plus loin, un peu plus loin, de nouveau la présence de ce petit animal, dans le cheminement de l’écriture, et la même quête inquiète, de l’extension possible du langage. Nos vies sont tout entières dans la façon dont nous nous les racontons.

Le dessin que vous voyez, la navette spatiale violette est en sang par la tomate transgénique et l’extra-terrestre vert dans la couche d’ozone ne retrouve plus son vaisseau spatial. La tomate transgénique ne se voit pas trop mais elle est quand même là. Elle vient du potager, elle est tellement grosse que son sang en jus de tomate est arrivé sur la navette spatiale. L’extra-terrestre est sorti pour boire un bon jus de fruit.

On voit pas le jus de fruit ni le trou dans la couche d’ozone parce que je les ai rajoutés après. L’extra-terrestre va mourir parce qu’il est sorti de la couche d’ozone et c’est sa navette spatiale qui le faisait respirer. C’était une histoire de guerre, si personne ne l’avait remarqué.

La nuit est tombée. Tout ce que je vois, c’est de l’ombre.

Mais aujourd’hui la nuit était claire, j’étais sur un beau bateau et j’ai vu une voile de pirates.

C’était le capitaine Jasmin.

Le capitaine sauta direct de son lit pour commencer à préparer les canons et les fusils.

Jasmin cria haut et fort dans les trompes qu’ils avaient autrefois.

Jasmin dit :

— Pas besoin de mourir, juste donnez-moi l’or que vous avez et vous retournerez la vie sauve en Espagne !

Le capitaine  dit aussi haut et fort :

— Tu peux rêver, Jasmin !

Jasmin dit :

— Alors vous mourrez !

La guerre commença. Les matelots se réfugiaient dans les cales tandis que d’autres affrontaient les pirates.

Un petit matelot qui s’appelait Noa sauta par dessus bord mais remonta direct à la surface pour aller couler le bateau des pirates.

Le bateau coula avec tous les pirates qui n’avaient pas vraiment envie de finir dans le ventre des poissons.

 

FIN

La nuit est tombée. Tout ce que je vois, c’est de l’ombre.

Mais aujourd’hui la nuit était claire, j’étais sur un beau bateau et j’ai vu une voile de pirates.

C’était le capitaine Jasmin.

Le capitaine sauta direct de son lit pour commencer à préparer les canons et les fusils.

Jasmin cria haut et fort dans les trompes qu’ils avaient autrefois.

Jasmin dit :

— Pas besoin de mourir, juste donnez-moi l’or que vous avez et vous retournerez la vie sauve en Espagne !

Le capitaine  dit aussi haut et fort :

— Tu peux rêver, Jasmin !

Jasmin dit :

— Alors vous mourrez !

La guerre commença. Les matelots se réfugiaient dans les cales tandis que d’autres affrontaient les pirates.

Un petit matelot qui s’appelait Noa sauta par dessus bord mais remonta direct à la surface pour aller couler le bateau des pirates.

Le bateau coula avec tous les pirates qui n’avaient pas vraiment envie de finir dans le ventre des poissons.

 

FIN

Chapitre 1

Le petit enfant est né. Sa mère le nourrit avec du lait parce que le petit enfant n’a pas de dent.

Chapitre 2

Le petit enfant a des dents, il commence à manger des carottes, il commence à mâcher.

Chapitre 3

Le petit enfant n’est plus un petit, c’est un enfant. Il sait marcher.

Chapitre 4

Il est en moyenne section. Dans deux ans, il entre en CP. Son anniversaire est le 23 juin.

Chapitre 5

Dernière année de maternelle. C’est l’été. Sa mère va lui acheter ses affaires de CP.

Chapitre 6

Il est au CP a. Sa maîtresse s’appelle Juin. Il mange tout seul.

Chapitre 7

Il entre en classe CE 1 b. Il a bientôt 7 ans.

Chapitre 8

Il a 8 ans. Il entre en CE 2 a. Il a peur du CM 1 et du CM 2.

Chapitre 9

Il a 9 ans, il entre en CM1 a, il a peur.

Chapitre 10

Il entre en CM 2, dernière année de l’école primaire. Il n’a plus peur.

Fin (pour le moment, parce que là, j’ai pas encore 10 ans)