{Les vases communicants sont des échanges entre blogs qui rythment la vie de nos blogs et construisent un réseau d’interactions, de lectures dont le dynamisme est un moment joyeux. }

{La liste en est publiée par Brigitte Célerier [ici.->http://rendezvousdesvases.blogspot.fr/%5D}

{C’est Hannah qui a protesté que je ne faisais « pas souvent » de Vase Communicant avec elle. Alors comment refuser ? En fait, en regardant dans la série des Vases Communicants des bords des mondes, j’ai bien vu qu’il n’y a pas si longtemps que nous avions échangé, toutes les trois, avec sa sœur aussi qui a un peu déserté l’écureuil du net où je suis invitée ce mois-ci. Nous échangeons autour d’un souvenir commun de promenade dans la fraîcheur des montagnes. C’est un lieu qui est à elles : elles y vont si elles veulent, et elles l’investissent comme elles veulent. Pour moi, il est toujours impressionnant d’être invitée à publier. Hannah est installée aux bords des mondes pour ces vases communicants. Vous pourrez la lire ici
}

Je savais  bien que tu voulais y rester. Que tu aurais volontiers grignoté

C’est un tout petit désaccord entre toi et moi. Et voilà qu’il se retrouve chez moi, aux bords des mondes.

C’est toujours pareil. Le monde est le fond des émotions et des possibles. Tendu comme une toile de fond. Tendu comme la toile d’un peintre.

Et sur lui, vos silhouettes se dessinent. Parfois je ne vois qu’elles. La finesse du dessin frappe mon œil. Comme un dessin de Raphaël.

Je tente d’incorporer en moi le plus de bonheur de possible. Le plus d’images de bonheur possible. Des images de vos rires, de vos sourires, des images de vos questions et de vos yeux transparents, et les lignes mélodiques de vos voix, et vos gestes d’affection, ces gestes que tissent la vie et qui lui donnent toute sa douceur.

Aux bords des mondes, ces bonheurs se rassemblent dans la série qui va vers vous, et qui me relie à vous. J’y parle d’un toi qui est vous, je m’adresse à une entité tendre et constituée de vous. Les anecdotes sont un peu à distance de ce qui s’est passé. Les phrases sont modifiées. Et il y a un peu de vous dans chacune de ces phrases.

En somme rien n’est tout à fait vrai, tout est un peu recomposé, en sorte que rien d’anecdotique n’y parle de vous.

Et que j’essaie d’y être au plus près de la vérité qui me relie à vous. Ce petit lien de vérité qui me tient à vous. Dans la vibration des sourires et des rires.

Et aux bords des mondes, « tu » est une entité recomposée de l’amour de vous.

Et voilà que tu as déboulé dans le jeu, dans mes phrases, que tu t’es mise à écrire, à me voler mon ordinateur, à exiger que je t’aide à publier des textes et que je te donne mes photos,

Et voilà que tu racontes des vérités aux bords des mondes. Cette minuscule dispute entre nous. « Non, on ne pique-nique pas là, il y a trop de bruit, et moi, j’ai froid ». Et les tâches colorées de tes chaussures qui s’éloignent en courant et vont rejoindre le groupe des enfants boudeurs.

Et ta silhouette à toi soudain se dessine encore plus sûrement dans les phrases qui sont les tiennes.

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